Les choix de vie avec une personnalité toxique et rigidité du monde qui puni une seconde fois voire une troisième fois

La vie avec une personnalité toxique, surtout pendant l’enfance, provoque un déficit du développement de ses capacités (dans le cas des hauts potentiels l’écart est encore plus grand) dans quasi toutes les dimensions. La conséquence, c’est que même dans le choix des études et les relations aux autres cela à un impact (les enfant HP ont déjà des difficultés avec les personnes de leur age) car la marge de manœuvre est réduite par le contrôle de la personnalité difficile. C’est la première punition de la vie.

La victime va avoir des difficultés à sortir de sa tête les modes de pensées introduites par la personnalité difficile qui l’obsède à chaque réflexion et qui est source d’anxiété (l’anxiété est une peur dont le contenu ne peu être décrit et donc solutionnée) par l’ambivalence entre les besoins exprimés par le corps et les besoins de légitimité face au PN (Le PN ne permet pas à sa victime de construire une identité propre, l’identité n’est construite qu’au travers des règles du PN). La prise de distance n’y fait rien. C’est la deuxième punition de la vie.

Lorsque la victime s’émancipera de l’influence négative des pensées de la personnalité difficile, le fonctionnement de notre société et des institution liée aux formations, à la recherche d’emploi, fonctionne sur le principe vous avez fait des choix, vous êtes dans un domaine en pénurie, nous ne somme pas la pour votre épanouissement personnel. Et donc l’ex-victime va rencontrer des difficultés à intégrer son nouveau moi dans la société, d’autant plus que son nouveau moi va être épris de liberté et sera à la recherche d’un environnement de bien vaillance, peu rencontré dans notre civilisation actuelle. De plus lors de période de stress, nous avons tendance à régresser dans notre fonctionnement, c’est à dire à retourner dans ce cas à des comportements relationnels immatures. Vu que le stress est le mal du siècle, que les compétences relationnelles sont fortement sollicitées dans le travail et qu’il y a un refus de rejouer les relations malsaines alors que les comportements assimilables à ceux des personnalités difficiles sont très utilisés en entreprise, vous comprenez la difficulté de se réinsérer suite à ce type de traumatismes. C’est la troisième punition de la vie.

Ces victimes sont des survivants de chocs multi-post-traumatiques, tout comme la génération silencieuse multi-traumatisée pendant l’enfance et non accompagnée thérapeutiquement au moment opportun, elles restent silencieuses. Il est possible de décrire un traumatisme et de s’imaginer avec son récit la vie de la victime d’un attentat, ses peurs du quotidien et les situations génératrices d’angoisses. Mais comment décrire et s’imaginer la vie d’une personne, voir un enfant, non accompagné thérapeutiquement et subissant des traumatismes à répétition, il n’a pas le temps de résorber l’un, qu’un autre arrive. Le tout est supérieur à la somme des traumatismes qui le constituent. Un mille feuille dont on n’a pas envie d’enlever une couche de peur de trouver la couche précédente et ainsi de suite sans fin.


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